Vous arrive-t-il de perdre vos moyens? D’être paralysé? Tétanisé? Parfois pendant longtemps? Que ce soit souffrant? Que vous y «mariniez»? Qu’une situation se répète ad nauseam?

Personne n’y échappe. Bonne nouvelle. Ça s’arrange dès que l’on comprend comment ça marche.

Cette semaine, à deux reprises, en deux endroits différents, je suis venue à la rescousse de personnes qui vivaient une situation souffrante et qui m’en ont parlé. C’était une bonne idée de s’ouvrir. D’en parler.

Elles se sentaient enfermées dans un scénario répétitif. Mes études en Communications, puis en PNL m’ont permis de me doter d’outils qui me servent quotidiennement. La vie et la gestion d’équipes ont fait le reste.

Ces échanges m’ont rappelé combien ces situations sont fréquentes et que personne n’y échappe. Pourquoi? Tout simplement parce que nous sommes humains et que rien ne va aussi vite que l’émotion qui monte… et la douleur qui s’ensuit.

Je vous raconte ces deux histoires, pour qu’ensemble on comprenne la séquence des étapes qui construisent ces scénarios. Vous pourrez la réutiliser chaque fois que la situation répétitive et désagréable dans laquelle vous vous trouvez personnellement réapparaîtra.

Géraldine et la procrastination

Géraldine a 43 ans. Brillante, pleine de bon sens, créative, et j’en passe. Quand nous nous sommes parlées, elle n’en pouvait plus de :

  • prendre un temps excessif pour refuser de s’investir dans un projet et en informer un client (A),
  • souvent consacrer un temps extraordinaire à réaliser certains projets de graphisme (B),
  • un métier dans lequel elle excelle! (C)

Ces projets la laissaient chaos, au point où elle n’avait plus le temps ni même l’énergie de réaliser ses propres projets. Vous l’aurez deviné, son principal objectif!

Définir son idéal

Je l’ai amenée à me parler de sa situation idéale de travail de création. En gros, elle adorait l’état de création et avait besoin de liberté de temps pour l’alimenter. Je l’ai invitée à revisiter ces moments, à ressentir ce qui se passait en elle : bien-être, chaleur, légèreté, énergie… Puis, je lui ai demandé de mettre des mots sur les sentiments dans lesquels elle se trouvait au moment où elle terminait un projet idéal : fierté, joie, satisfaction. (C)

Revenir à la situation A

Une fois cela fait, nous sommes revenues à la situation A. Ses sensations étaient toutes autres : lourdeur, paralysie, épaules courbées, extrême fatigue, stress… Et ses sentiments étaient lourds : incapacité de travailler dans la confusion, inadéquation de ses connaissances, difficulté à refuser une demande, sentiment d’abandonner un tiers, etc.

Revenir à la situation B

Ici, la situation B ressemblait à la situation A en termes de symptômes, de sensations : épaules courbées, fatigue extrême, stress… Elle s’apparentait aussi à la situation idéale C, en ceci qu’une fois complétée, elle était satisfaisante et source de fierté, mais que toute joie s’était éteinte.

Dans les situations A et B, ce qui ressortait, c’était que le stress la paralysait et qu’il générait ses longues agonies épuisantes ou ses résultats insatisfaisants.

La question à se poser

Mais alors, quel était donc le déclencheur de ce stress? Ici, il est apparu qu’il était toujours causé par de la peur. En fait, des peurs. Peur de décevoir, peur de ne pas réussir, peur de ne pas savoir apprendre, et, paradoxalement… peur de manquer de temps!

Joie! Quand on a la réponse, on peut agir!

Aussi, maintenant qu’elle a reconnu les sensations et les sentiments précurseurs, peut-elle à volonté, dès qu’ils se manifestent, s’interroger et affronter ses peurs.

Si la situation A se présente et qu’elle sait qu’elle ne répondra pas à une demande, elle sera libre d’écourter son temps de réponse, de décliner la proposition ou de la relayer à une autre personne.

Quant à la situation B, elle sait maintenant comment la gérer. Revisiter les peurs qu’elle contient. Les démonter ou les régler! Et hop, continuer dans la bonne humeur.

Que de temps positif récupéré! Que d’énergie retrouvée!

 

Étienne et le besoin de reconnaissance

Étienne a 35 ans et ses nombreux accomplissements professionnels témoignent de sa volonté et de sa capacité à diriger de grands projets et les équipes qui les soutiennent. Il est depuis peu le directeur général d’une filiale étrangère qui s’implante ici. Son rêve s’est «enfin» réalisé. Pourtant, quand nous nous sommes rencontrés, il était au bord de l’épuisement et les larmes n’étaient pas loin derrière.

Il rage d’injustice dans les situations où il ne se sent pas reconnu. Quelles qu’elles soient. Il peut abattre un boulot considérable, organiser le travail des autres, mais s’effondre s’il manque de soutien de ses supérieurs, d’appréciation de ses partenaires ou clients, et même de ses professeurs… alors qu’il a été et est toujours un élève très doué.

Alors, à quelles sensations faisait-il face ce jour-là?

En l’amenant à me dire comment il se sentait dans cette situation, il a d’abord cherché à me dire ce qu’il pensait. Classique. Nous sommes revenus au ressenti. Les sensations, puis les sentiments qui l’habitaient étaient très nets.

Il se sentait très en paix avec lui-même, ancré dans la réalité de son projet à mener, des défis stimulants à relever… Son esprit était aussi très clair, ses pensées ordonnées, précises, son attention totale, sa concentration à l’avenant.

À force de gratter plus loin, le gouffre est apparu, douloureux, entre le ventre et la tête. En prime, un glaive planté au cœur.

Repérer les sensations, puis les sentiments qui les accompagnent, permet de prévoir ce qui va se passer et nous ramène aux options possibles. Parce qu’elles existent! Ce parcours nous permet de les nommer.

On peut se sortir de là!

Dans son cas, la solution passait par :

  1. reconnaître les sensations annonciatrices et les sentiments qui l’accompagnaient;
  2. repousser symboliquement d’un geste de la main du coeur vers l’extérieur la tristesse et le sentiment de rejet — qui lui appartenaient entièrement;
  3. dès que possible, exprimer clairement et factuellement son besoin (sans surcharge émotive) à la personne source de son trouble… plutôt que d’espérer qu’elle le devine!

Nous lui souhaitons d’appliquer la recette aussi longtemps qu’il le faudra et, petit à petit, de se rassurer.

 

Et vous, qu’est-ce qui vous paralyse?

Vous aurez compris qu’il n’y a pas deux situations identiques, mais la séquence est toujours répétitive. Il faut la démonter ainsi. Bien sûr, ça s’apprend. Vous pouvez aussi demander à un intervenant de vous accompagner pour aller au fond des choses.

Au fur et à mesure que votre scénario vous deviendra familier, puis démontable, vous pourrez utiliser de plus en plus rapidement et facilement la clé qui ouvre la porte de votre cage, votre enfermement, votre paralysie.

Bonne liberté retrouvée!

À très bientôt,

 

Isabelle

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Perdre ses moyens. Quand la paralysie frappe!
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